Il y a quelques mois, j'avais vaguement planté une graine spatiale (c'est de la faute à Robert, ça encore), mais ça me faisait un peu peur, donc j'étais bien décidée à la laisser pourrir : virer Tom de mes "amis" (d'abord je lui ai rien demandé, lui il s'invite comme ça, c'est quand même un peu limite, je trouve), n'inviter personne, toujours répondre "refuser" si quelqu'un osait tenter de communiquer, et bien sûr ne jamais cliquer sur le profaïle, on sait jamais, ça peut réveiller le machin.
Mais voilà, le machin a été tiré du lit à coups de j'veux être ton bisounours, donc bon, j'ai actualisé, j'ai fait attention à ne pas répondre aux questions très indiscrètes que te pose myspace, et j'ai mis une tronche spatiale pour l'occasion, en me disant après tout pourquoi pas, promouvons-nous dans myspace pendant que le loup blabla, des fois que de jeunes groupes français prometteurs en manque de mots viendraient à passer.
Après moins d'une semaine de vagues errances dans cet univers un peu étrange, je ne suis pas tout à fait sûre de l'efficacité du truc. Premier constat : des requests viens faire partie de ma confrérie, j'en ai eues, mais elles viennent pas vraiment de France. En fait c'est surtout des groupes anglo-saxons qui veulent faire ami-ami. Bon, qu'à cela ne tienne, ça permet de découvrir des trucs sympas, comme ça par exemple :
(Millbrook - Meet me in the fields)
Sympa aussi, ceux qui viennent te dire coucou, comme Ségolène (faudrait p'têt que tu songes à changer de pseudo…) ou Peppermint Pig, ou bien encore les Sparks, qui m'ont même envoyé un mail. Non, je t'arrête tout de suite, c'était pas un mail genre c'est le même pour tout le monde, non non non, on est devenus super potes, avec Ron et Russel, on a partagé des trucs intenses, tu vois, ils ont trop kiffé mes textes, même qu'ils m'ont demandé de faire les lyrics de leur prochain disque, un concept album sur la plomberie, mais j'ai pas trop le temps là maintenant, et depuis que j'ai de l'eau chaude je me sens vachement moins concernée. Ils étaient déçus, bien sûr, mais bon, je peux pas non plus répondre à toutes les demandes sous prétexte qu'on a fait un tube ou deux.
Des mails, j'en ai reçus également d'un autre genre. Malgré l'absence de toute allusion à caractère explicite, certains ont réussi à s'imaginer que j'avais confondu myspace avec meetic. Dans ce domaine, je note deux tendances : le genre marketeux, qui essaie de se vendre en quelques mots, et le minimaliste, qui se contente d'un objet sans équivoque assorti d'une adresse messenger.
Tout ça pour dire que des réactions sur mes textes, on peut pas dire que j'en ai eu des masses (j'en ai eu d'ailleurs bien davantage à propos de la photo – dont une magnifique retouche en raison de son caractère politiquement incorrect, merci Nicolas). Je crois que je vais la laisser pourrir un peu, ma page…
(hé, Arnaud, avec toute la promo linkée que je viens de te faire, t'as intérêt à me payer… et d'abord, si t'es en train de lire ça, arrête tout de suite et va travailler, non mais)
Edit : myspace, ça sert aussi à se faire jeter par des groupes pour qui on a écrit...
