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23 mai 2007

The new business star



Les d'jeunz ont de l'imagination. Ou pas. Ayant pour mission de créer une entreprise fictive, mes chères têtes blondes et brunes (et une à moitié rose) ont réussi à accoucher de trucs assez improbables, prenant le terme "fictif" au pied de la lettre. Ci-dessous une sélection des meilleurs projets par le jury (constitué de moi et de Marlboro), à vous de voter pour votre candidat préféré. Je rappelle que de toute façon tout le monde sera éliminé demain.

# 1 - "The Saver" : si j'ai bien compris, il s'agit d'une potion magique qui permet de résoudre n'importe quel problème d'ordre personnel. Donc que tu viennes d'être largué par ta cops ou que tu aies un furoncle sur le cul, une petite gorgée et hop, plus de problème. Les créateurs semblent avoir oublié que l'alcool existait depuis un moment (il existe également la version anti-dépresseur).

# 2 - "Hot Bowl" : une tasse qui réchauffe instantanément n'importe quel liquide qu'on met dedans. Me donne l'irrésistible envie de chanter "I need a hot bowl, baby tonight". Donc je veux le chant et la choré qui va avec s'ils veulent la moyenne.

# 3 - "Happy Umbrella" : le parapluie du bonheur, c'est magnifique, tout le monde en rêvait. Il est tellement top, ce parapluie, qu'il parvient à capter la chaleur je ne sais où pour te réchauffer quand il y a du blizzard, et en plus il te joue une musique façon tropiques au ukulélé. Selon les créateurs, ça te rend heureux, (puisqu'ils le disent). Là où ils sont très forts, c'est qu'ils ont même prévu un hymne corporatif pour motiver leurs employés :
"If you're proud of being in the happy industry, clap in your hands,
If you're proud of being in the happy industry, clap in your hands,
If you're proud of our industry, if you're proud of our industry, if you're proud of our industry, clap in your hands".

Là aussi je veux la choré.

# 4 - "Magical shower" : après la potion magique, on a droit au gel douche magique. Il est vraiment formidable, puisqu'il assure la gommage et le démaquillage, il est hydratant et raffermissant tout en ralentissant la repousse des poils, et fait office de déodorant et d'autobronzant. Que demander de plus ? (qu'il lave, peut-être ?)

# 5 - "The Singing Toothbrush" : le principe de base est simple, c'est une brosse à dents/lecteur mp3. Il faut, je cite, se brosser "very strongly" les dents pour écouter la zique, et c'est censé être bon pour tes dents (quand tes gencives commencent à saigner, c'est bon, tu peux écouter ton morceau préféré en pleurant). Les créateurs de ce produit d'avenir ont choisi de cibler, je cite encore une fois, "young people : 25-35 year-old". Ça fait plaisir, et rien que pour ça ils ont deux points de plus. Et comme ils ont fait un joli dessin, encore un demi point à leur actif.

Il est encore temps de sauver votre candidat préféré. Mais plutôt que d'envoyer un sms, envoyez directement un chèque au jury, merci.


21 mai 2007

Cheap Shots



Brought it back on crooked smiles
You took that walk like a peddler
Deals unborn cries
Nothing left adorned, you know
Your composure lost a feather
Letting it flow

And for seasoned things you do
Shallow notches never take in
We'll be two
To tear out pins askew
From a stainless way of faking
Getting it through
Ain't no gun to pull

Held it back for blushing rest
You need no compelling sorrow
Not so much lent
Nothing more than rocks to feed
You slipped out like some weary hero
Who let it flee

And for seasoned things you do
If regret's a word for aching
We'll be two
To tear out pins askew
Lay your breath down on frowns sagging
To get it through
Ain't no gun to pull

So don't shoot
Not too soon


16 mai 2007

Round a tin can, far above the Moon

Lundi dernier, The Servant à Beauvais (on se demande d'ailleurs un peu pourquoi).
Mais avant d'écouter Danny et ses amis, un groupe surprise a joué pour notre plus grand… euh… enfin, il a joué, quoi. Groupe surprise, parce qu'il n'était mentionné nulle part, ni sur les affiches, ni sur les billets. Au début j'ai cru que c'était les servants qui s'étaient déguisés pour de rire, mais finalement, je crois que c'était un vrai groupe, avec des instruments et tout ou presque. Pour le style, je penche pour l'étiquette expérimentale, à défaut d'autre chose. Soyons sympa et disons que c'était créatif. D'ailleurs, le guitariste avait plein de sons tellement chouettes (bien que certains fissent un peu mal à mes petites noreilles) que je croyais qu'il jouait du synthé. Il y avait un batteur, aussi, même si on le voyait pas. Il paraît qu'il avait un micro et qu'il chantait, mais rien n'est moins sûr, car on ne l'entendait pas non plus. Je me demande maintenant s'il y avait vraiment un batteur, ou s'il ne s'agissait pas plutôt d'une boîte à rythmes qui essayait de se faire passer pour un humain. Le bassiste avait l'air de s'ennuyer, ce que l'on comprend tout à fait, le public aussi s'emmerdait sévère. Ainsi, pour s'occuper un peu et montrer qu'il avait envie de communiquer, il nous a invités à examiner de plus près son majeur, semble-t-il, bien que ma verticalité contrariée m'ait empêchée de voir ce magnifique instant de communion. Enfin, Moonman (le type devant le micro avec une guitare) a vraiment donné le meilleur de lui-même. Cependant, qui a dit qu'on était censé chanter juste, hein ? On peut considérer qu'il s'agit d'un choix artistique que de chanter faux et pas en rythme, non ? En plus, il essayait de chanter en anglais, mais on est en France, d'abord, alors pourquoi se faire chier à prononcer correctement des diphtongues ou autres saloperies de" th" ? Et puis chanter et gratouiller sa guitare en même temps, c'est hyper difficile. Ça me paraît donc tout à fait normal de regarder son manche pour savoir où placer ses doigts, même si ça implique de pencher la tête et de ne plus chanter en face du micro (ou alors personne ne lui avait dit qu'il fallait chanter en face du micro s'il voulait qu'on l'entende ; il aurait peut-être mieux valu qu'il chante sans micro, en fait). Bref, je regrette un peu de ne pas avoir osé appuyer sur le bel interrupteur de la multiprise à côté de laquelle Bernard Kouchner et moi nous trouvions.
À la suite de quoi les Servant étaient forcément excellents, à tel point que j'en ai presque défailli.

11 mai 2007

Talent is an asset

Entre les rimes et l'accentuation, sans compter le sens, on ne le dira jamais assez : écrire des paroles, c'est tout un art. Merci Robert de me le rappeler.