20 janvier 2007

Have I failed to impress you?

Cinq trucs peu connus à mon sujet, c'est bien ça, mamzelle ? Ok, allons-y :

- À un âge trop tendre pour que je m'en souvienne, je fus gratifiée du charmant surnom d'Attilette. Je me demande bien pourquoi, j'étais une enfant modèle…
- La dernière fois que j'ai porté une robe, beige de surcroît (ce qui devait également être la dernière fois que je portais autre chose que du noir en public), c'était il y a environ huit ans, lors d'un mariage. Les personnes qui me connaissaient passaient à côté de moi sans s'arrêter, elles ne me reconnaissaient pas (ou alors j'avais oublié de me brosser les dents) (e
t la dernière fois que j'ai porté autre chose que du noir en privé, j'ai fait peur à ma mère – pardon maman, je recommencerai plus, promis).
- J'ai vaguement tenté d'apprendre à faire de la musique, avec un piano jouet (tu pourras en jouer bientôt, promis). J'en suis restée au stade "Au clair de la lune - version pour un doigt". Mais mon piano, il fait aussi le bruit de l'ambulance ou de l'avion qui décolle, d'abord.
- Il m'arrive de patouiller dans la peinture, crépi et autres enduits, et de faire mumuse avec rouleaux et truelles. La maison de mes parents est un magnifique terrain d'entraînement (j'ai pas dit que j'étais douée, hein, c'est juste que j'aime bien faire le peintre en bâtiment, avec marcel et mégot).
- Je n'aime pas trop manger avec des couverts. Donc je m'arrange autant que possible pour manger soit avec les doigts, soit avec des baguettes.

Edit : non, jamais de couleur.


14 janvier 2007

I feel a little sick tonight...

Vivant souvent dans des recoins obscurs, le compositeur est une créature étrange. Approchons-nous discrètement et observons son comportement. Lorsqu'il se trouve à proximité d'un lyricist (un autre truc étrange), il peut adopter des attitudes très différentes. Il faut savoir qu'il existe en effet plusieurs espèces parmi les compositeurs. L'espèce la plus répandue est le runaway : il s'approche très vite, demande à renifler quelques mots, puis part très vite en courant sans plus jamais donner signe de vie (de là à penser que ce sont les quelques mots qui sont cause de mort prématurée, faut quand même pas exagérer). Dans le même genre, mais en plus vicieux, nous avons le take-away, qui n'est pourtant pas chinois ni même indien : il tente d'amadouer le lyricist avec du yaourt (le lyricist aime le yaourt) et une fois les mots en poche, hop ! il disparaît (ce qui peut parfois conduire le lyricist à rebaptiser le take-away).
Cependant, il est d'autres espèces plus tenaces qui, après le premier contact, décident malgré tout de continuer à grattouiller du côté du lyricist. Parmi elles se trouve le gentleman-taker : non seulement il demande l'autorisation avant de piquer des mots, mais en plus il en fait du bon et il met le nom du lyricist sur son EP qui va bientôt sortir youpi. De même, bien que le on-the-sly-taker prenne sans oser demander, le lyricist se sent tout aussi caressé dans le bon sens du poil et ronronne d'autant plus que le morceau plaît à ses oreilles.
D'autres encore font dans le yaourt, mais certains n'ont aucune idée de ce qu'ils veulent, ce qui permet au lyricist de faire un peu ce qu'il veut. C'est le cas du idunno-isuck qui laisse le lyricist n'en faire qu'à sa tête (là, le lyricist est très content), et qui bien sûr aime tout ce que fait le lyricist (le idunno-isuck est très prudent, il sait qu'un lyricist pas content est un lyricist chiant). Il ne demande de modifications que sous couvert de rimes-je-sais-pas, alors que le lyricist veut bien remixer la blédine autant que nécessaire (parce que du idunno-isuck, ça se mange sans faim tellement c'est bon). Le doitagain ne sait pas trop non plus ce qu'il veut, mais il sait ce qu'il ne veut pas et n'hésite pas à le dire au lyricist qui écrit et récrit mais ne parvient jamais à le satisfaire complètement (à son plus grand désespoir, vu que le doitagain fait du très bon café). Pour le yoghurtman, c'est tout autre. Il apparaît quand on s'y attend le moins mais ne vient jamais les mains vides : le yaourt s'accompagne le plus souvent d'un thème qui permet de nourrir sans trop de mal le lyricist. Bien que le résultat soit parfois un peu indigeste pour le yoghurtman, il semble tout de même satisfait puisqu'il revient.
Enfin, un cas encore plus à part, le baby-love-andco. Vivant dans un univers improbable où le web n'existe pas, il sait parfaitement ce qu'il veut, il sait tellement ce qu'il veut qu'il dit au lyricist ce qu'il faut écrire (alors pourquoi il écrit pas lui-même, d'abord ?), et il faut surtout que ça n'ait aucun goût sinon il en veut pas. Et voilà ce que ça donne :



12 janvier 2007

Now and Then

Music: J
Vocals: J, Deanna


(Photo : J)




If I had a blindfold handy
I wouldn't see your poking
Out of a memory let out
Seldom out of sight
I'm not sure
Your nimble fingers tied
In a knot
Snatches of little talk

Guess you come
Now and then
A second to
What pulls it through
It may be that you told enough

Wishing well
Anyway
I'm to get
A little bit upset

Somehow now and then

(pour les anglophobes, un semblant d'explication de texte)

03 janvier 2007

Mean Child

I know there's not much he cares about
I know he was bound to interfere
Full of decent designs, let me doubt
And still I have to endure that sneer

My mean child
Has tricked me in his killing embrace
So please have mercy and wipe my face
Though I'm not innocent

Gifted in turning love into hell
She leads me to fulfil her hunger
She damn knows how to empty my shell
To leave me bare with no desire

My mean child
Takes me apart against her sweet breast
So please have mercy and let me rest
Though I'm not innocent

I know you've got a fickle nature
You quietly laugh while slashing me
Got to plead only to get lower
Your staring at me so endlessly

My mean child
Nestling within my chest you're stretching
Please hold out your hand to which I'd cling
Though I'm not innocent

26 décembre 2006

Sex Toy

En récompense de la grande sagesse dont j'ai fait preuve cette année (comme toutes les autres d'ailleurs, n'est-ce pas), j'ai reçu de bien beaux cadeaux merci. Parmi eux, un joujou extra que je n'arrête plus de tripoter. Un geste suffit pour écarter le cuir qui l'habille et accéder aux plaisirs promis. Il réagit à la moindre caresse, juste du bout des doigts, et il fait tout ce qu'on lui demande : un p'tit coup ici, un p'tit coup là, et ô joie… Il susurre des mots doux (certes avec une voix un peu métallique) sans se lasser (tant que les piles fonctionnent, bien sûr), et n'est jamais à court de suggestions en tous genres. On apprend plein de choses avec lui, dans un sens ou dans l'autre, et il n'hésite pas à mettre en pratique et à montrer l'exemple. Très discret, il se glisse aisément dans un sac pour l'emporter et l'utiliser partout où on veut, tranquille chez soi dans son lit comme à la caisse du supermarché. Très maniable également, on peut s'en servir dans toutes les positions, même en marchant. Dommage qu'il ne brille pas dans le noir, il aurait été parfait.

22 décembre 2006

The Meat's Lament

Tonton Gégé va bientôt découper la dinde ou le chapon, ou autre volaille farcie et rôtie. Ayons une pensée émue pour toutes ces pauvres bêtes en chantant en cœur la complainte de Menshi, la douce et tendre ration de survie d'Excel. Ahooooooww…



15 décembre 2006

Nananana Remix

Une magnifique nouvelle version de Nananana par Iom (l'ancienne, avec les mots, est ici).
Enjoy!





10 décembre 2006

Gig review

Le magnifique concert de Tounga Darwa System, j'ai bien failli le rater, et c'eut été fort dommage. Il faut dire que c'était à Creil, et ma Midgetmobile était un peu fatiguée. Après avoir fait le tour de la ville quelques dizaines de fois et m'être consciencieusement perdue, j'ai tout de même fini par oser approcher la faune du coin pour demander mon chemin (si jamais vous devez un jour vous rendre à la Grange à Musique, mappy est très nul sur ce coup-là, les sens interdits ne sont pas tout à fait dans le bon sens, et les noms de rue un peu fantaisistes). En tout cas la salle est superbe, abondamment ornée de manifestations de l'art local (même le PQ est tagué), et on a une vue imprenable sur la scène de la mezzanine (où il fait tellement chaud qu'on a aussi une vue imprenable sur les musiciens en train de faire des strip-tease). Pendant que le public se gèle dans le froid picard, j'ai droit à la balance de Silver Haze et de TDS (merci pour les boules quies), à quelques tentatives de communication d'un type de la sécurité quelque peu aviné, et à la p'tite bouffe avant le bruit. Bref, c'était bien sympa, mais vivement que ça commence.

C'est donc TDS qui ouvre le bal avec "Silence" qui n'a rien de silencieux et c'est tant mieux. Ça envoie du gros minou, comme dirait l'autre. La mezzanine vibre sous l'effet de la basse de Matt qui a plus d'un cheveux sur sa tête (pardon, fallait que je la fasse, celle-là), Charles et sa guitare restent imperturbables malgré Ludo qui vient le gratouiller sous le menton et lui dire des mots doux à l'oreille. Le groupe enchaîne avec "W", et on sent que Squale se fait plaisir, il met tout son talent de chanteur-hurleur à l'œuvre et dialogue avec Ludo, le contraste entre leurs voix donnant toute sa mesure. S'ensuit "France", qui semble réchauffer enfin le public qui se remet tout doucement de son attente réfrigérante, puis "En secret", pour lequel le père spirituel de Manu Katché délaisse les baguettes un instant pour taquiner la trompette. TDS continue avec des nouveaux morceaux, comme "No God" et "Eve", et des anciens, avec "Pas lâcher" et "I am", et l'énergie ne faiblit pas, bien au contraire. Enfin, ils terminent par "Waaaargh!" "I feel", mais Squale n'a pas mal pour de vrai même si ses cris sont très impressionnants, et quand on croit que c'est fini ça recommence, oh yeah ! Bien sûr, Lo était un peu tout triste de ne pas avoir dansé et sauté sur scène avec ses camarades, tout caché qu'il était derrière ses fûts ; il a donc tenté, une fois le concert terminé, une ébauche de crowdsurfing, mais allez savoir pourquoi, il a pas sauté, hin hin…

08 décembre 2006

You don't suit me!

Weepee! Richard Kapp gave me the great honor of composing such a nice and lively song on one of my texts for his crazy and wonderful advent calendar. Thank YOU, Richard!







You don't suit my complexion
You don't suit my clothes
You don't suit my wide vision
You don't suit my pose

You don't suit my direction
You don't suit my play
You don't suit my shaking sun
You don't suit my way

I just want the perfect match
A piece of ass, some white for black
I deserve better than that
Don't pin yourself up against my back

You don't suit crying for fun
You don't suit my face
You don't suit introversion
You don't suit no grace

You don't suit my obsession
You don't suit desire
You don't suit my starvation
You don't suit inside

I just want the perfect match
A piece of ass, some white for black
I deserve better than that
So won't you now get off my back


01 décembre 2006

Listen to Richard's advent calendar!

Today's December 1st (just in case someone hadn't noticed), and it's the beginning of Richard Kapp's crazy idea: one song a day until December 24th, each one composed on the very day.
You can listen and download each song here.